{"id":222,"date":"2015-10-04T15:35:12","date_gmt":"2015-10-04T14:35:12","guid":{"rendered":"https:\/\/routehistorique86.com\/?p=222"},"modified":"2017-04-16T16:19:28","modified_gmt":"2017-04-16T15:19:28","slug":"sortie-dautomne-2015-dimanche-4-octobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/2015\/10\/04\/sortie-dautomne-2015-dimanche-4-octobre\/","title":{"rendered":"Sortie d&#8217;automne 2015 &#8211; Dimanche 4 octobre"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_223\" style=\"width: 229px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-223\" class=\"wp-image-223 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM-219x300.png\" alt=\"16e sortie d'automne 2015 &quot;Sur les rives du Thouet&quot;\" width=\"219\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM-219x300.png 219w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM-768x1051.png 768w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM-748x1024.png 748w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Screen-Shot-2017-04-16-at-3.47.54-PM.png 1498w\" sizes=\"auto, (max-width: 219px) 100vw, 219px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-223\" class=\"wp-caption-text\">16e sortie d&#8217;automne 2015 &#8220;Sur les rives du Thouet&#8221;<\/p><\/div>\n<h3>Thouars<\/h3>\n<p>La commune de Thouars se situe au nord des Deux-S\u00e8vres sur un plateau qui domine la rivi\u00e8re nomm\u00e9e le Thouet, un affluent de la Loire. Elle est la capitale du Thouarsais, une r\u00e9gion naturelle constitu\u00e9e par la plus grande partie de la plaine de Thouars et la partie moncontouroise du Loudunais. Les villes les plus proches sont Bressuire, Parthenay, Saumur et Loudun.<\/p>\n<p>Anciennement appel\u00e9e Thouars-sur-le-Thouet. Sa population\u00a0est de 9 462 habitants et sont appel\u00e9s les Thouarsais.<\/p>\n<p>Thouars a \u00e9t\u00e9 labellis\u00e9e ville fleurie et ville d\u2019art et d\u2019histoire.<\/p>\n<h4>Historique<\/h4>\n<h5>Epoque pr\u00e9historique et antique<\/h5>\n<p>Les premi\u00e8res communaut\u00e9s vinrent s\u2019installer \u00e0 Thouars il y a plus de 5\u00a0000 ans, leurs lieux d\u2019habitation se situaient au bord du Thouet entre le ch\u00e2teau actuel et la vieille ville. Ces hommes ensevelissaient leurs morts au dolmen du coteau de Fleury, occupaient la grotte de Montsavard et invoquaient leurs divinit\u00e9s sur le tumulus de la Motte des Justices. Ce tumulus est aujourd\u2019hui \u00e0 peine visible, situ\u00e9 en pleine zone industrielle. Ses dimensions (174m de long et 15m de large) en faisaient le plus long sanctuaire r\u00e9pertori\u00e9 en France et l\u2019un des plus importants d\u2019Europe.<\/p>\n<p>Les traces d\u2019une voie romaine d\u00e9couvertes dans la vieille ville semblent confirmer l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une pr\u00e9sence dans l\u2019Antiquit\u00e9. Mais c\u2019est surtout gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019une pi\u00e8ce m\u00e9rovingienne sur laquelle figure la mention Toareca que l\u2019on a confirmation de l\u2019existence de la ville dans l\u2019Antiquit\u00e9 et de son nom.<\/p>\n<h5>Moyen-Age<\/h5>\n<p>C\u2019est seulement au VIIIe si\u00e8cle que la ville entre dans l\u2019histoire. Dans les ann\u00e9es 760, Thouars se trouve en Aquitaine. C\u2019est la forteresse la plus solide de toute la r\u00e9gion selon les chroniqueurs de l\u2019\u00e9poque. Epoque guerri\u00e8re puisque le duc Wa\u00effre se bat pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Aquitaine contre le roi des Francs P\u00e9pin le Bref qui compte bien s\u2019en emparer. En 762, accompagn\u00e9 de son fils le futur Charlemagne, P\u00e9pin le Bref arrive devant Thouars, il d\u00e9truit la cit\u00e9 d\u2019origine gallo-romaine et incendie le ch\u00e2teau.<\/p>\n<p>A partir du IXe si\u00e8cle, une lign\u00e9e de vicomtes va s\u2019imposer et administrer ce fief pendant plus de cinq si\u00e8cles. Le premier vicomte connu \u00e0 ce jour est Geoffroy Ier. Il fonde la dynastie de Thouars qui r\u00e8gnera sur le Thouarsais jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIVe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Situ\u00e9e au sud de l\u2019Anjou et \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019Aquitaine, la vicomt\u00e9 de Thouars est un fief strat\u00e9gique et tr\u00e8s riche qui s\u2019\u00e9tend du Haut Poitou jusqu\u2019\u00e0 la mer.<\/p>\n<p>A Thouars, une premi\u00e8re cit\u00e9 se trouvait entre le ch\u00e2teau actuel et l\u2019orangerie. On pense \u00e9galement qu\u2019une deuxi\u00e8me citadelle pouvait se trouver entre l\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard et le p\u00f4le Anne Desray. Au XIIe si\u00e8cle, on remplace la citadelle de bois par une forteresse en pierre comparable au donjon de Moncontour et on entoure la ville de fortifications en bois.<\/p>\n<p>On construit \u00e9galement les premiers \u00e9difices religieux\u00a0: Saint-Pierre du Ch\u00e2telet (aujourd\u2019hui disparu) et Saint-Laon (abbaye fond\u00e9e pour abriter les reliques de saint L\u00f4). Pour faire face \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de nombreux p\u00e8lerins, on construit le pont Saint-Andr\u00e9 au sud (aujourd\u2019hui disparu) et le pont Saint-Jacques \u00e0 l\u2019ouest (d\u00e9truit en 1944). Enfin devant l\u2019augmentation de la population, on \u00e9rige une nouvelle \u00e9glise en dehors des remparts\u00a0: Saint-M\u00e9dard-des-Champs.<\/p>\n<h5>Cap\u00e9tiens ou Plantagen\u00eats<\/h5>\n<p>Lors de son accession \u00e0 la vicomt\u00e9 de Thouars en 1151, Geoffroy IV de Thouars est un fid\u00e8le alli\u00e9 du comte d\u2019Anjou et du Maine Henri Plantagen\u00eat. Mais en 1154, lorsque ce dernier devient roi d\u2019Angleterre sous le nom d\u2019Henri II, il d\u00e9cide de s\u2019allier au roi de France Louis VII. A cette \u00e9poque, Thouars \u00e9tait coinc\u00e9e entre l\u2019Anjou qui appartenait au roi Henri II et l\u2019Aquitaine qui, \u00e0 la suite du divorce du roi de France Louis VII et d\u2019Ali\u00e9nor d\u2019Aquitaine, \u00e9tait redevenue ind\u00e9pendante. Or en 1152, Ali\u00e9nor \u00e9pouse Henri Plantagen\u00eat. Par ce mariage, l\u2019Aquitaine lie son destin au royaume d\u2019Angleterre (sans toutefois en faire jamais partie). La vicomt\u00e9 de Thouars se retrouve donc enclav\u00e9e au milieu de ce qu\u2019on appellera plus tard \u00ab\u00a0Empire Plantagen\u00eat\u00a0\u00bb\u00a0; ensemble de territoire li\u00e9s d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre \u00e0 la couronne d\u2019Angleterre. Consid\u00e9rant cet \u00e9tat de fait comme une r\u00e9bellion, le 18 ao\u00fbt 1158, Henri II prend la ville d\u2019assaut apr\u00e8s trois jours de si\u00e8ge. L\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard est incendi\u00e9e et le ch\u00e2teau de nouveau ras\u00e9.<\/p>\n<p>Les successeurs de Geoffroy IV seront aussi opportunistes que lui, se rangeant tant\u00f4t derri\u00e8re le roi de France, tant\u00f4t aux c\u00f4t\u00e9s du roi d\u2019Angleterre. Au XIIIe si\u00e8cle, pour faire face aux diff\u00e9rents conflits entre Cap\u00e9tiens et Plantagen\u00eat, la ville modifie son architecture. Une enceinte de neuf m\u00e8tres de haut est construite, sa longueur avoisinant les 4.5 km. Elle est renforc\u00e9e de 37 tours et de trois grandes portes permettant la surveillance et assurant les acc\u00e8s au nord et \u00e0 l\u2019est de la cit\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale. De nos jours, seules la tour du Prince de Galles et la tour Porte au Pr\u00e9v\u00f4t subsistent. La porte de Paris (qui se trouvait \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la rue pi\u00e9tonne) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite au XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<h5>Pendant la guerre de Cent Ans<\/h5>\n<p>Au milieu du XIVe si\u00e8cle, l\u2019Angleterre contr\u00f4le une grande partie de la France, dont \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0la ville de Thouars, du fait de la r\u00e9trocession du Poitou par le trait\u00e9 de Br\u00e9tigny. Le roi Charles V nomme alors Bertrand Du Guesclin conn\u00e9table de France, et il le met \u00e0 la t\u00eate d\u2019une arm\u00e9e de 30\u00a0000 hommes pour entreprendre la reconqu\u00eate de territoires perdus.<\/p>\n<p>La ville de Thouars est assi\u00e9g\u00e9e en juin 1372 et c\u2019est seulement cinq mois plus tard et apr\u00e8s de lourdes pertes que le vicomte Amaury IV de Craon capitule. Il ouvre la Porte au Pr\u00e9vost et remet les cl\u00e9s de la ville aux arm\u00e9es de Du Guesclin.<\/p>\n<p>Elle fut ainsi d\u00e9finitivement rattach\u00e9e \u00e0 la France par Bertrand Du Guesclin le 30 novembre 1372.<\/p>\n<p>Annex\u00e9e \u00e0 la couronne de France, la vicomt\u00e9 perd peu \u00e0 peu de son autorit\u00e9 et de son autonomie. Puis en 1397, sa puissance va \u00e0 nouveau d\u00e9cliner avec la mort de sa vicomtesse P\u00e9ronnelle de Thouars, derni\u00e8re descendante de la famille. La branche a\u00een\u00e9e des Thouars s\u2019\u00e9teint donc apr\u00e8s six si\u00e8cles d\u2019existence.<\/p>\n<h5>La famille d\u2019Amboise<\/h5>\n<p>La lign\u00e9e des Thouars disparue, la ville va passer \u00e0 la famille d\u2019Amboise, mais pour tr\u00e8s peu de temps, puisque apr\u00e8s une s\u00e9rie d\u2019intrigues, le vicomte Louis d\u2019Amboise va \u00eatre d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses terres par Louis XI.<\/p>\n<p>Louis XI passa son enfance en Touraine, mais apr\u00e8s 1472, il prit l\u2019habitude de venir chasser dans les for\u00eats autour de Thouars en compagnie de son ami Philippe de Commynes, seigneur d\u2019Argenton. Une fois sur le tr\u00f4ne de France, Louis XI r\u00e9side souvent \u00e0 Plessis-lez-Tours et il aime venir \u00e0 Thouars o\u00f9 il s\u00e9journe r\u00e9guli\u00e8rement, pr\u00e9f\u00e9rant \u00ab\u00a0l\u2019h\u00f4tel des trois rois\u00a0\u00bb au ch\u00e2teau seigneurial. C\u2019est alors que les intrigues contre le vicomte vont commencer.<\/p>\n<p>Louis XI ne supportait pas le comportement du vicomte Louis d\u2019Amboise. Il lui reprochait son train de vie luxueux et sa d\u00e9bauche l\u00e9gendaire. Le vicomte de Thouars se conduisit brutalement vis-\u00e0-vis de sa premi\u00e8re femme Louise-Marie de Rieux, qu\u2019il fit enfermer au ch\u00e2teau de Talmont\u00a0; puis sa seconde \u00e9pouse Nicole de Chambes fut rapidement empoisonn\u00e9e (elle inspira d\u2019ailleurs \u00e0 Alexandre Dumas son roman\u00a0: la Dame de Monsoreau).<\/p>\n<p>En 1469, avec la complicit\u00e9 de Louis Tyndo, seigneur de La Brosse, filleul du vicomte, il d\u00e9truit quelques titres de propri\u00e9t\u00e9 et annexe la Vicomt\u00e9 au royaume de France. En remerciement, Louis Tyndo est nomm\u00e9 conseiller du roi et premier pr\u00e9sident du parlement de Bordeaux. Il se fait \u00e9galement construire un bel h\u00f4tel particulier o\u00f9 il re\u00e7oit \u00e0 plusieurs reprises Louis XI. Selon Hugues Imbert, l\u2019h\u00f4tel Tyndo, serait construit sur les fondations d\u2019un ancien palais du XIIe si\u00e8cle, appel\u00e9 \u00ab\u00a0R\u00e9sidence des Rois d\u2019Angleterre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En mai 1470, Louis XI octroya \u00e0 Anne de France, fille a\u00een\u00e9e, la vicomt\u00e9 de Thouars en tant que dot, pour le mariage pr\u00e9vu avec Nicolas de Lorraine, jusqu\u2019\u00e0 la mort de ce dernier le 27 juillet 1473.<\/p>\n<p>Directement administr\u00e9e par le roi Louis XI d\u00e8s 1476, la ville entame une p\u00e9riode de renouveau et de prosp\u00e9rit\u00e9. De plus, le 29 d\u00e9cembre 1478, le roi ordonne l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un si\u00e8ge royal \u00e0 Thouars. Les enceintes du ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val sont restaur\u00e9es et l\u2019\u00e9glise Saint-Laon se dote d\u2019une imposante fl\u00e8che de style gothique.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est surtout gr\u00e2ce \u00e0 la reine Margueritte d\u2019Ecosse que l\u2019abbaye Saint-Laon va acqu\u00e9rir un prestige particulier\u00a0; elle va y fonder une chapelle qui quelques ann\u00e9es plus tard abritera son tombeau.<\/p>\n<p>En ville, les grandes voies de communication s\u2019am\u00e9liorent. Le Pont-Neuf (l\u2019actuel Pont des Chouans), est fortifi\u00e9 et prot\u00e8ge efficacement l\u2019acc\u00e8s sud-est de la ville.<\/p>\n<p>Avant de mourir, le roi Louis XI d\u00e9cide de restituer la terre de Thouars \u00e0 ses propri\u00e9taires l\u00e9gitimes et c\u2019est ainsi Louis II de La Tr\u00e9mo\u00eflle, petit-fils de Louis d\u2019Amboise, qui r\u00e9cup\u00e8re la vicomt\u00e9.<\/p>\n<h5>La Vicomt\u00e9 de Thouars devient Duch\u00e9 sous les La Tr\u00e9mo\u00eflle<\/h5>\n<p>Louis de La Tr\u00e9mo\u00eflle est un homme de caract\u00e8re qui met souvent son \u00e9p\u00e9e au service de la couronne. Pendant qu\u2019il guerroie aux c\u00f4t\u00e9s de Fran\u00e7ois Ier, sa femme, Gabrielle de Bourbon entreprend de grands travaux dans la ville. Elle fait d\u00e9molir pr\u00e8s du ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val l\u2019\u00e9glise Notre-Dame pour la reb\u00e2tir dans un style plus conforme au go\u00fbt de l\u2019\u00e9poque. La coll\u00e9giale Sainte Chapelle Notre-Dame est unique en France.<\/p>\n<p>En 1563, la vicomt\u00e9 de Thouars est \u00e9rig\u00e9e en duch\u00e9-pairie en faveur des La Tr\u00e9mo\u00eflle par le roi Charles IX. Mais cela ne change pas le quotidien des Thouarsais, car la ville, qui est une citadelle du parti protestant, est durement \u00e9prouv\u00e9e par les guerres de religion.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle que Thouars retrouve calme et prosp\u00e9rit\u00e9. Le sud de la ville se transforme en vaste chantier, puisque c\u2019est ici que d\u00e9bute en 1635, la construction d\u2019un nouveau ch\u00e2teau voulu par l\u2019\u00e9pouse du duc Henri III de La Tr\u00e9mo\u00eflle, Marie de La Tour d\u2019Auvergne.<\/p>\n<p>Une s\u00e9rie de dessins ex\u00e9cut\u00e9e en 1699, montre les am\u00e9nagements du site de la ville basse \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle. L\u2019orangerie comptait 182 pieds d\u2019arbres selon l\u2019inventaire de l\u2019\u00e9poque. Au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle, Charles Belgique Hollande de La Tr\u00e9mo\u00eflle, le petit-fils de Marie de La Tour d\u2019Auvergne, fait redessiner les jardins du ch\u00e2teau, ce qui entra\u00eene la destruction des \u00e9curies et de la remise aux carrosses. La construction de nouvelles \u00e9curies plus proches du ch\u00e2teau est alors confi\u00e9e \u00e0 l\u2019architecte du roi Robert de Cotte. Jamais termin\u00e9es, ces \u00e9curies seront successivement transform\u00e9es au XIXe si\u00e8cle en ateliers, \u00e9cole de jeunes filles et m\u00eame une caserne.<\/p>\n<h5>Les pr\u00e9mices de la r\u00e9volte puis la R\u00e9volution de 1789<\/h5>\n<p>Thouars va conna\u00eetre au XVIIIe si\u00e8cle une s\u00e9rie de catastrophes naturelles. En 1708, une terrible s\u00e9cheresse suivie d\u2019un hiver glacial entra\u00eene mauvaises r\u00e9coltes, famine et \u00e9pid\u00e9mies. On d\u00e9nombrera, rien que dans la paroisse Saint-M\u00e9dard, 180 morts. Ensuite, un tremblement de terre et deux mois d\u2019orages et de temp\u00eates \u00e9prouvent durement la ville. Le 10 d\u00e9cembre 1711, la fl\u00e8che gothique de l\u2019\u00e9glise Saint-Laon s\u2019effondre \u00e0 l\u2019heure de la grande messe. Le b\u00e2timent restera ainsi pendant plus d\u2019un si\u00e8cle.<\/p>\n<p>A cette \u00e9poque, les ducs de La Tr\u00e9mo\u00eflle se d\u00e9sint\u00e9ressent de la ville. Les fastes de la Cour les retiennent \u00e0 Versailles. Ils ne reviendront que tr\u00e8s rarement \u00e0 Thouars, ne se pr\u00e9occupant du sort des Thouarsais qu\u2019au moment de la r\u00e9colte des imp\u00f4ts.<\/p>\n<p>En ville, la ranc\u0153ur est grande et la col\u00e8re gronde. Les id\u00e9es r\u00e9volutionnaires de 1789 vont ainsi trouver un \u00e9cho favorable dans toute la r\u00e9gion. Au lendemain de la prise de la Bastille, les Thouarsais plantent un arbre de la libert\u00e9 devant l\u2019\u00e9glise Saint-M\u00e9dard. Le consensus est grand parmi la population et une partie du clerg\u00e9 va m\u00eame embrasser les id\u00e9aux r\u00e9publicains. Mais les \u00e9v\u00e9nements vont se pr\u00e9cipiter.<\/p>\n<p>En 1791, le couvent des Jacobins, devenu bien national, est vendu puis transform\u00e9 en poudri\u00e8re. Il sera finalement en partie d\u00e9moli. L\u2019\u00e9glise Saint-Laon, qui a perdu sa fl\u00e8che, est interdite au culte et un h\u00f4tel de la patrie est dress\u00e9 dans le ch\u0153ur. Le b\u00e2timent sert \u00e9galement de salle de bals et de mariages. Au pied du ch\u00e2teau, le Pont-Neuf est rebaptis\u00e9 pont des Chouans car c\u2019est par ce pont que les arm\u00e9es royalistes de Vend\u00e9e entrent triomphalement dans Thouars lors de la bataille de Thouars le 5 mai 1793. Mais Thouars ne sera occup\u00e9e que bri\u00e8vement par les Vend\u00e9ens pendant la guerre de Vend\u00e9e, en effet d\u00e8s septembre 1793, ils sont repouss\u00e9s et les id\u00e9es r\u00e9publicaines finissent par triompher.<\/p>\n<p>La Restauration des Bourbons avec Louis XVIII en 1814 suscite un immense m\u00e9contentement. Des soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes vont chercher \u00e0 r\u00e9tablir la R\u00e9publique. L\u2019une d\u2019elle va choisir Thouars pour lancer son offensive. Le 24 f\u00e9vrier 1822, \u00ab\u00a0les Chevaliers de la Libert\u00e9\u00a0\u00bb command\u00e9s par le g\u00e9n\u00e9ral Berton surprennent les gendarmes dans leur sommeil et prennent la ville. Berton essaie de convaincre les Thouarsais de le suivre mais l\u2019insurrection \u00e9choue. Arr\u00eat\u00e9 le 17 juin 1822, il est jug\u00e9 et guillotin\u00e9 \u00e0 Poitiers. Ses deux complices, Jaglin et Saug\u00e9, sont eux guillotin\u00e9s le 7 octobre 1822 sur la place Saint-M\u00e9dard.<\/p>\n<h5>Thouars\u00a0: ville industrielle et \u00ab\u00a0cheminote\u00a0\u00bb<\/h5>\n<p>Elle fut chef-lieu de district de 1790 \u00e0 1795 et d\u2019arrondissement de 1800 \u00e0 1804. La cit\u00e9 s\u2019est beaucoup d\u00e9velopp\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019activit\u00e9 li\u00e9e aux chemins de fer sur la fin du XIXe si\u00e8cle et toute la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, lui valant un temps le surnom de \u00ab\u00a0cit\u00e9 cheminote\u00a0\u00bb tant la part de sa population li\u00e9e au rail \u00e9tait importante. La gare est implant\u00e9e sur l\u2019axe Paris\/Bordeaux et Tours\/Les Sables-d\u2019Olonne, il y circulait jusqu\u2019\u00e0 65 trains de marchandises ou de voyageurs par jour.<\/p>\n<p>De nos jours, la cit\u00e9 souffre d\u2019un vieillissement et d\u2019une baisse de sa population depuis le milieu des ann\u00e9es 1970. Ceci conduit les divers responsables locaux \u00e0 d\u00e9ployer leur \u00e9nergie dans la recherche et l\u2019accueil de nouvelles entreprises \u00e0 l\u2019\u00e9chelon intercommunal et plus largement sur le Pays thouarsais, et par l\u00e0 m\u00eame, d\u2019une nouvelle population qui permettrait le maintien des \u00e9coles de la ville et un renouveau \u00e9conomique esp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537559_201603113833137.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-226\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537559_201603113833137-272x300.png\" alt=\"\" width=\"272\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537559_201603113833137-272x300.png 272w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537559_201603113833137.png 320w\" sizes=\"auto, (max-width: 272px) 100vw, 272px\" \/><\/a><\/p>\n<h4>Eglise Saint-M\u00e9dard<\/h4>\n<div id=\"attachment_227\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537566_201603114252778.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-227\" class=\"wp-image-227 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537566_201603114252778-300x225.png\" alt=\"Eglise Saint-M\u00e9dard\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537566_201603114252778-300x225.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537566_201603114252778.png 431w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-227\" class=\"wp-caption-text\">Eglise Saint-M\u00e9dard<\/p><\/div>\n<p>Eglise principale de Thouars, Saint-M\u00e9dard est depuis tr\u00e8s longtemps le monument le plus connu et le plus visit\u00e9 de la ville. Cet \u00e9difice est syst\u00e9matiquement cit\u00e9 lorsque l\u2019on \u00e9voque l\u2019art roman en Poitou. Certaines infor-mations permettent de situer sa construction au XIIe si\u00e8cle. L\u2019\u00e9glise est encore en dehors de la ville et de sa premi\u00e8re enceinte. Elle aurait port\u00e9 le nom de Saint-M\u00e9dard des champs. D\u00e8s sa construction, elle fait partie des domaines de l\u2019abbaye de Saint-Jean de Bonneval (\u00e0 Saint-Jean de Thouars). De cette premi\u00e8re \u00e9glise de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIIe si\u00e8cle ne subsistent que certaines parties inf\u00e9rieures de la fa\u00e7ade et des murs lat\u00e9raux. Les deux portails nord et ouest et une grande partie du mur sud sont les parties conserv\u00e9es de l\u2019\u00e9glise de la fin du XIIe si\u00e8cle. Le portail nord est agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019un arc polylob\u00e9 d\u2019architecture mozarabe. L\u2019\u00e9glise va peu \u00e0 peu \u00e9voluer \u00e0 la fin du Moyen-\u00c2ge et sera en grande partie remani\u00e9e aux XVe et XVIe si\u00e8cles. Le mur sud est depuis 2005 agr\u00e9ment\u00e9 de vitraux contemporains de \u00ab\u00a0l\u2019atelier du vitrail\u00a0\u00bb de Limoges. Le XIXesi\u00e8cle est une p\u00e9riode de renouveau pour cette \u00e9glise. Un vaste programme de restauration du portail principal est lanc\u00e9 et dure jusqu\u2019en 1870, travaux dirig\u00e9s par l\u2019architecte Daviaud. L\u2019\u00e9glise est class\u00e9e Monument Historique en 1909. Depuis 1993, la ville de Thouars, aid\u00e9e par les Monuments Historiques, a lanc\u00e9 un programme de restauration de l\u2019\u00e9difice.<\/p>\n<h4>Eglise Saint-Laon<\/h4>\n<div id=\"attachment_228\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537574_20160311471744.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-228\" class=\"wp-image-228 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537574_20160311471744-300x225.png\" alt=\"Eglise Saint-Laon\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537574_20160311471744-300x225.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537574_20160311471744.png 431w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-228\" class=\"wp-caption-text\">Eglise Saint-Laon<\/p><\/div>\n<p>En 1021, un seigneur de la cour du vicomt\u00e9 de Thouars, qui avait en d\u00e9p\u00f4t une relique de Saint-L\u00f4 (Laon), \u00e9v\u00eaque de Coutances au Ve si\u00e8cle, d\u00e9sira honorer ce saint en fondant une communaut\u00e9 de quatre chanoines sur un site \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Thouars. Le premier sanctuaire fut vite trop petit car les miracles accomplis par l\u2019interm\u00e9diaire des reliques du saint attir\u00e8rent de nombreux p\u00e8lerins et les dons afflu\u00e8rent. Une \u00e9glise fut donc mise en construction. De la premi\u00e8re p\u00e9riode, dat\u00e9e du d\u00e9but du XIIe si\u00e8cle restent le clocher, les murs, sur lesquels on voit des traces de fen\u00eatres romanes. Ce clocher a \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9, d\u00e8s le XVe si\u00e8cle, d\u2019une fl\u00e8che gothique qui a disparu lors d\u2019une importante temp\u00eate en 1711 et remplac\u00e9e au XIXesi\u00e8cle par une toiture en ardoises. C\u2019est au XVe si\u00e8cle que le mur sud vit s\u2019ajouter une petite chapelle communiquant avec le sanctuaire, la chapelle du tombeau de Marguerite d\u2019Ecosse, dauphine de France, \u00e9pouse du futur roi Louis XI, et la chapelle dite des fonds baptismaux. La chapelle du Saint-S\u00e9pulcre qui est due \u00e0 Marguerite d\u2019Ecosse, subit de nombreux dommages pendant les guerres de religion et sous la R\u00e9volution en 1789. Mur\u00e9e pour devenir sacristie au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, elle vient d\u2019\u00eatre restaur\u00e9e par les soins des Monuments Historiques. Entre 1995 et 1997, des d\u00e9couvertes importantes ont motiv\u00e9 les travaux\u00a0: d\u00e9couverte du caveau et des restes de la jeune princesse, d\u00e9couverte sous le badigeon, des restes de peintures murales de style gothique international de grande qualit\u00e9 qui t\u00e9moignent de la consid\u00e9ration qui entourait une fille de roi destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre reine de France.<\/p>\n<h4>Ch\u00e2teau des Ducs de La Tr\u00e9mo\u00eflle<\/h4>\n<p>Strat\u00e9giquement plac\u00e9 sur un promontoire naturel dominant un m\u00e9andre du Thouet, le ch\u00e2teau des Ducs de la Tr\u00e9mo\u00eflle poss\u00e8de un b\u00e2timent principal, une cour int\u00e9rieure, une orangerie, une chapelle et des \u00e9curies.<\/p>\n<p>A l\u2019origine, il y eut un premier ch\u00e2teau fort ras\u00e9 en 762 par P\u00e9pin le Bref. Puis un second ch\u00e2teau fort pour d\u00e9fendre l\u2019importante place forte qu\u2019est Thouars durant la guerre de Cent Ans. Le ch\u00e2teau fut en particulier repris par Du Guesclin en 1372. Apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9e \u00e0 la famille d\u2019Amboise puis avoir \u00e9t\u00e9 annex\u00e9e au domaine royal, la vicomt\u00e9 de Thouars est restitu\u00e9e aux La Tr\u00e9mo\u00eflle par Louis XI. Charles IX les fait ducs de la Tr\u00e9mo\u00eflle, puis Henri IV pairs de France.<\/p>\n<p>Marie de La Tour d\u2019Auvergne, \u00e9pouse d\u2019Henri III de La Tr\u00e9mo\u00eflle, duc de Thouars, ne supporte plus de vivre dans ce ch\u00e2teau fort, le trouvant froid et peu confortable, menace m\u00eame de quitter Thouars si rien n\u2019est entrepris pour lui construire une demeure plus agr\u00e9able. Le projet initial pr\u00e9voyait l\u2019\u00e9dification d\u2019un monument beaucoup plus modeste. On commen\u00e7a tout d\u2019abord par construire un petit pavillon adoss\u00e9 au vieux ch\u00e2teau\u00a0; puis en 1638, Jacques Lemercier conseilla de ne rien conserver des anciens b\u00e2timents. La duchesse d\u00e9cida alors de raser le vieux ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val et de r\u00e9utiliser les mat\u00e9riaux pour \u00e9difier une aile reliant le nouveau pavillon \u00e0 la coll\u00e9giale Notre-Dame.<\/p>\n<p>Avec une fa\u00e7ade de plus de 110 m\u00e8tres de long pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une cour d\u2019honneur entour\u00e9e de galeries \u00e0 portiques, le ch\u00e2teau de Thouars est l\u2019un des plus importants en France dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Les nouveaux appartements encadrent un pavillon central surmont\u00e9 d\u2019un d\u00f4me au milieu duquel s\u2019ouvre l\u2019entr\u00e9e principale. La fa\u00e7ade bien que d\u00e9pourvue d\u2019ornements, rappelle celle du Palais des Tuileries. L\u2019architecture du ch\u00e2teau de la famille de La Tr\u00e9mo\u00eflle est dans un style Louis XIII extr\u00eamement sobre, on peut peut-\u00eatre y lire la volont\u00e9 de la duchesse Marie de La Tour d\u2019Auvergne demeur\u00e9e fid\u00e8le \u00e0 une certaine rigueur protestante. D\u2019ailleurs certains membres de la famille furent enterr\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la demeure (trois s\u00e9pultures furent red\u00e9couvertes sous sa chambre lors de travaux en 1873).<\/p>\n<div id=\"attachment_229\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537576_201603114810359.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-229\" class=\"size-medium wp-image-229\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537576_201603114810359-300x140.png\" alt=\"Ch\u00e2teau des Ducs de La Tr\u00e9mo\u00eflle\" width=\"300\" height=\"140\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537576_201603114810359-300x140.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537576_201603114810359-768x359.png 768w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537576_201603114810359.png 919w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-229\" class=\"wp-caption-text\">Ch\u00e2teau des Ducs de La Tr\u00e9mo\u00eflle<\/p><\/div>\n<p>Les \u00e9curies ont \u00e9t\u00e9 construites en 1707, sur un plan de Robert de Cotte, \u00e9l\u00e8ve de Jules Hardouin-Mansart. Ce b\u00e2timent devint une prison de 1870 \u00e0 1925, recueillant notamment bon nombre de communards (la Commune 1871). Elles abritent aujourd\u2019hui l\u2019\u00e9cole municipale d\u2019arts plastiques, le Centre r\u00e9gional \u00ab\u00a0R\u00e9sistance et Libert\u00e9\u00a0\u00bb et le centre d\u2019interpr\u00e9tation g\u00e9ologique du Thouarsais. Le b\u00e2timent principal du ch\u00e2teau accueille depuis les ann\u00e9es 1930 un coll\u00e8ge public. Des messes sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es dans la coll\u00e9giale (Fraternit\u00e9 Saint Pie X).<\/p>\n<p>Le corps de logis central, \u00e0 un \u00e9tage et un \u00e9tage de comble perc\u00e9 de lucarnes, est encadr\u00e9 de deux pavillons plus hauts d\u2019un \u00e9tage. Le premier construit, le pavillon sud qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine accol\u00e9 au ch\u00e2teau fort ensuite ras\u00e9, est trap\u00e9zo\u00efdal. Un d\u00f4me central abrite l\u2019escalier dont la balustrade est en marbre de Laval. Le logis est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une cour d\u2019honneur entour\u00e9e d\u2019une galerie \u00e0 portique faisant terrasse accessible par les appartements du premier \u00e9tage. Une autre galerie rejoint la chapelle. Les soubassements sont en pierre dure locale \u00ab\u00a0la pierre de Vrines\u00a0\u00bb ou grison, les murs en tuffeau et les couvertures en ardoise.<\/p>\n<p>Le jardin a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit au XIXe si\u00e8cle et il n\u2019en reste que l\u2019orangerie qui aurait servi de mod\u00e8le \u00e0 celle de Versailles. Un billet de Le N\u00f4tre atteste qu\u2019il a particip\u00e9 \u00e0 leur cr\u00e9ation.<\/p>\n<h4>Chapelle Notre-Dame du Ch\u00e2teau<\/h4>\n<div id=\"attachment_230\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537582_201603114855228.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-230\" class=\"wp-image-230 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537582_201603114855228-300x201.png\" alt=\"Chapelle Notre-Dame du Ch\u00e2teau\" width=\"300\" height=\"201\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537582_201603114855228-300x201.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537582_201603114855228.png 712w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-230\" class=\"wp-caption-text\">Chapelle Notre-Dame du Ch\u00e2teau<\/p><\/div>\n<p>Appel\u00e9e \u00e9galement Coll\u00e9giale Sainte Chapelle Notre-Dame, elle est rattach\u00e9e au ch\u00e2teau des Ducs de La Tr\u00e9mo\u00eflle. Elle fut b\u00e2tie par Louis II de La Tr\u00e9mo\u00eflle et Gabrielle de Bourbon. Datant du d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle, cette coll\u00e9giale poss\u00e8de une magnifique loggia de style Renaissance italienne. La coll\u00e9giale surmonte une chapelle basse, construite \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, qui accueillait dans un premier temps la paroisse Notre-Dame. Enti\u00e8rement vo\u00fbt\u00e9e, cette chapelle abrite aujourd\u2019hui des restes et des vestiges des descendants des Ducs de La Tremo\u00eflle. Ses fa\u00e7ades allient le Gothique flamboyant \u00e0 la Renaissance.<\/p>\n<h3>Le muolin de Crevant &#8211;\u00a0XIXe si\u00e8cle<\/h3>\n<div id=\"attachment_231\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537588_201603115028533.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-231\" class=\"size-medium wp-image-231\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537588_201603115028533-300x229.png\" alt=\"Le muolin de Crevant - XIXe si\u00e8cle\" width=\"300\" height=\"229\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537588_201603115028533-300x229.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537588_201603115028533-768x587.png 768w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537588_201603115028533.png 774w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-231\" class=\"wp-caption-text\">Le muolin de Crevant &#8211; XIXe si\u00e8cle<\/p><\/div>\n<p>Nich\u00e9 dans la vall\u00e9e du Thouet, en contrebas de la ville de Thouars, le moulin de Crevant \u00e9difi\u00e9 au milieu du XIXe si\u00e8cle, n\u2019a cess\u00e9 son activit\u00e9 qu\u2019en 1989. Depuis 2001, c\u2019est un \u00e9comus\u00e9e qui t\u00e9moigne de l\u2019\u00e9volution du m\u00e9tier de meunier.<\/p>\n<p>Durant une heure, la visite guid\u00e9e nous fait d\u00e9couvrir le fonctionnement de la minoterie sur ses quatre niveaux. En 1903, le m\u00e9canisme a \u00e9t\u00e9 largement modifi\u00e9\u00a0: la roue \u00e0 aubes a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par une turbine, les meules par des machines \u00e0 cylindre et le syst\u00e8me de tamisage \u00e0 \u00e9t\u00e9 perfectionn\u00e9.<\/p>\n<p>Install\u00e9 dans les anciennes \u00e9curies, un espace mus\u00e9ographique en acc\u00e8s libre compl\u00e8te cette approche. Entre autres, on peut y \u00ab\u00a0rencontrer\u00a0\u00bb Andr\u00e9 Quillet, dernier meunier de la famille qui a fait fonctionner le moulin de 1856 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arr\u00eat de la production.<\/p>\n<h3>La l\u00e9gende de Sainte-Radegonde<\/h3>\n<p>Une l\u00e9gende raconte que Radegonde de Poitiers (reine des Francs 519-587), v\u00eatue d\u2019un riche manteau d\u2019hermine parsem\u00e9 d\u2019\u00e9toiles, \u00e9tait poursuivie par les soldats de son mari Clotaire Ier (roi des Francs 497-561). Voyant les sbires la rattraper, Radegonde demande \u00e0 Dieu de lui venir en aide. Alors, les pommiers en fleurs ont courb\u00e9 leurs rameaux pour la cacher. La reine a pass\u00e9 la nuit dans le verger, et le lendemain matin, elle est repartie libre, en abandonnant son manteau. Depuis, les \u00e9toiles de cet habit royal remontent \u00e0 la surface.<\/p>\n<p>La l\u00e9gende semble \u00eatre vraie puisque les curieux trouvent encore aujourd\u2019hui, au lieu-dit \u00ab\u00a0le champ des \u00e9toiles\u00a0\u00bb de la commune de Sainte-Radegonde, \u00e0 l\u2019ouest de Thouars, d\u2019\u00e9tonnantes petites \u00e9toiles. Ce sont des \u00e9l\u00e9ments fossiles qui, empil\u00e9s, formaient le p\u00e9doncule des crino\u00efdes, des animaux \u00e9chinodermes marins.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537591_201603115215933.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-232 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537591_201603115215933-300x231.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"231\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537591_201603115215933-300x231.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537591_201603115215933.png 653w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>D\u00e8s 550, la terre des Pommiers \u00e9tait la propri\u00e9t\u00e9 de Radegonde, reine des Francs, qui l\u2019avait re\u00e7ue de son \u00e9poux Clotaire, le fils de Clovis. Refusant de vivre plus longtemps dans une cour o\u00f9 le crime \u00e9tait affaire d\u2019\u00e9tat, Radegonde s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9e \u00e0 Poitiers o\u00f9 elle a fond\u00e9 le monast\u00e8re de Sainte-Croix. Le Prieur\u00e9 et l\u2019\u00e9glise de Pommiers appartenaient \u00e0 ce monast\u00e8re et, \u00e0 la mort de Radegonde le nom de la sainte fondatrice fut port\u00e9 par l\u2019\u00e9glise, puis par le village.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9glise du vieux bourg de Sainte Radegonde des Pommiers a longtemps attir\u00e9 les nourrices ou les m\u00e8res manquant de lait, qui venaient pour toucher le reliquaire du Saint-Lait. Celui-ci renferme une bourse en drap d\u2019or blanc du XIIIe si\u00e8cle, contenant des restes des bas de Sainte Radegonde et trois morceaux d\u2019une pierre blanch\u00e2tre, souvenirs rapport\u00e9s par un crois\u00e9 de la grotte du Lait pr\u00e8s de Bethl\u00e9em (fuyant le roi H\u00e9rode, la Sainte Vierge y avait retrouv\u00e9 le lait que la peur lui avait fait perdre).<\/p>\n<h3>Saint-Jouin de Marnes<\/h3>\n<p>Le village de Saint-Jouin de Marnes se situe au nord-est des Deux-S\u00e8vres. La Dive est le principal cours d\u2019eau qui traverse la commune. Les villes les plus proches sont Moncontour, Brie et Irais. Sa population\u00a0est de 598 habitants et sont appel\u00e9s les Marnois.<\/p>\n<h4>L\u2019Abbatiale de Saint-Jouin de Marnes<\/h4>\n<p>L\u2019Abbaye de Saint-Jouin de Marnes fut fond\u00e9e sur le lieu d\u2019installation au IVe si\u00e8cle de l\u2019ermite Jovinus, Saint Jouin, qui aurait \u00e9t\u00e9 disciple de Saint-Hilaire et serait originaire de Mouterre-Silly dans le Loudunais. Ce serait vers 342 qu\u2019il aurait fond\u00e9 un oratoire sur le site d\u2019Ension, ancien camp romain travers\u00e9 par une voie romaine reliant Poitiers \u00e0 Nantes et Angers. Les moines fuirent durant les guerres entre P\u00e9pin le Bref, Charlemagne et le duc d\u2019Aquitaine. Cependant en 843, les moines de Vertou, fuyant les Norv\u00e9giens, cherch\u00e8rent refuge \u00e0 Saint-Jouin et prirent possession de l\u2019abbaye. Les moines reconstruisirent l\u2019\u00e9glise \u00e0 la fin du IXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Au Xe si\u00e8cle, ce bourg devint Saint-Jouin en hommage au fondateur de l\u2019Abbaye et des miracles accomplis apr\u00e8s sa mort survenue en 370. Pass\u00e9e sous la r\u00e8gle de Saint-Beno\u00eet au VIe si\u00e8cle, l\u2019Abbaye fut l\u2019une des plus puissantes du Poitou.<\/p>\n<div id=\"attachment_233\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537595_20160311533523.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-233\" class=\"wp-image-233 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537595_20160311533523-300x200.png\" alt=\"L\u2019Abbatiale de Saint-Jouin de Marnes\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537595_20160311533523-300x200.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537595_20160311533523-768x512.png 768w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537595_20160311533523.png 920w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-233\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019Abbatiale de Saint-Jouin de Marnes<\/p><\/div>\n<p>En 1179, elle poss\u00e9dait 127 \u00e9glises. L\u2019\u00e9glise abbatiale est l\u2019un des signes de cette prosp\u00e9rit\u00e9, elle fut construite entre 1095 et 1130, sous l\u2019impulsion du moine Raoul qui devient abb\u00e9 aux environs de 1100.<\/p>\n<p>Entre la fin du XIIe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XIIIe si\u00e8cle, les moines de l\u2019abbaye fondent l\u2019\u00e9glise d\u2019Aigne situ\u00e9e sur la commune de Saint-S\u00e9bastien-sur-Loire en Loire-Atlantique, ainsi que l\u2019\u00e9glise Saint-Jacques au sud de Nantes, l\u2019abbaye de Vertou et le prieur\u00e9 de Saint-Nicolas aux Moutiers-en-Retz.<\/p>\n<p>Au XIIIe si\u00e8cle, la nef re\u00e7ut une vo\u00fbte gothique. Au XIVe si\u00e8cle, la guerre de Cent Ans incita \u00e0 la fortification de l\u2019abbaye pour offrir une protection contre les Anglais et les bandes de pillards qui profitaient de la situation. En 1476, le puissant abb\u00e9 Pierre III d\u2019Amboise fit reb\u00e2tir le clo\u00eetre qui datait du XIIe si\u00e8cle. En f\u00e9vrier 1568, une troupe de cavalerie protestante en route pour la bataille de Moncontour pilla et incendia l\u2019abbaye. Le corps de saint Jouin et les reliques disparurent. L\u2019ampleur des destructions fut telle que rien ne subsista pour les troupes de Gaspard II de Coligny.<\/p>\n<p>Au XVIIe si\u00e8cle, les moines rejoignirent la congr\u00e9gation de Saint-Maur et l\u2019abbaye connut une nouvelle prosp\u00e9rit\u00e9. Elle abritait une \u00e9cole de peinture r\u00e9put\u00e9e. Lors de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, les b\u00e2timents furent vendus et en partie d\u00e9molis, mais l\u2019\u00e9glise fut \u00e9pargn\u00e9e.<\/p>\n<p>En 1862 l\u2019\u00e9glise abbatiale Saint-Jouin fut class\u00e9e Monument Historique. De nombreux tableaux, les cloches ou encore les stalles b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d\u2019un classement. C\u2019est l\u2019\u00e9glise poitevine la plus longue (72 m)\u00a0; elle est souvent d\u00e9crite comme un \u00ab\u00a0long navire ancr\u00e9 dans la campagne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Joyau de l\u2019art roman, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme le \u00ab\u00a0V\u00e9zelay poitevin\u00a0\u00bb. Sa fa\u00e7ade pr\u00e9sente des faisceaux de colonnes surmont\u00e9s aux angles par des lanternons octogonaux. Elle se lit de bas en haut comme un grand livre d\u2019images figurant l\u2019itin\u00e9raire conduisant de\u2028Terre au Ciel. A la base du pignon triangulaire, se trouve une figuration du Jugement dernier d\u2019un type unique dans l\u2019art romain\u00a0: le Christ en gloire est repr\u00e9sent\u00e9 adoss\u00e9 \u00e0 la Croix et montrant ses plaies, \u00e0 ses pieds, la Vierge d\u2019intercession est entour\u00e9e d\u2019une double procession.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537599_201603115447832.png\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-234 size-medium\" src=\"https:\/\/routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537599_201603115447832-300x142.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"142\" srcset=\"https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537599_201603115447832-300x142.png 300w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537599_201603115447832-768x363.png 768w, https:\/\/www.routehistorique86.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/artfichier_284088_5537599_201603115447832.png 881w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Thouars La commune de Thouars se situe au nord des Deux-S\u00e8vres sur un plateau qui domine la rivi\u00e8re nomm\u00e9e le Thouet, un affluent de la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-222","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=222"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/222\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":235,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/222\/revisions\/235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.routehistorique86.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}